Une carte Google intégrée charge des scripts et des polices depuis des serveurs Google aux États-Unis au chargement de la page et transmet à cette occasion l'adresse IP. Sans consentement, c'est illicite selon l'art. 25 al. 1 TDDDG. Il existe plusieurs façons de se passer totalement de cet appel.
Le cœur du problème est que toute intégration standard de Google Maps — que ce soit via iframe, API JavaScript ou le code « intégrer une carte » — établit une connexion aux serveurs Google lors du chargement de la page. À cette occasion, l'adresse IP et des caractéristiques du navigateur sont transmises, et selon l'intégration des cookies ou des entrées de LocalStorage peuvent être posés. Pour la plupart des sites, une carte interactive n'est pas « absolument nécessaire » au sens du TDDDG, il faudrait donc un consentement préalable.
La solution la plus simple est souvent de renoncer entièrement à l'interactivité. Qui veut seulement montrer un emplacement s'en sort avec une image statique (capture d'écran de la carte, stockée localement) et un lien « Ouvrir dans Google Maps » ou « Itinéraire ». Le lien ne transmet des données qu'au clic — et alors à un service que l'utilisateur ouvre activement. Cette variante est peu contraignante, rapide et sans risque juridique.
Qui a besoin d'une vraie interactivité trouvera dans les solutions basées sur OpenStreetMap une alternative économe en données. Des bibliothèques comme Leaflet ou MapLibre GL rendent la carte dans le navigateur ; les tuiles proviennent d'un serveur de tuiles. Le choix de ce serveur est décisif : il existe des fournisseurs avec des serveurs dans l'UE et sans suivi. Un serveur de tuiles auto-hébergé est l'option la plus respectueuse de la vie privée, mais la plus exigeante. Dans tous les cas, il faut vérifier dans l'onglet réseau où vont réellement les requêtes de tuiles.
Même l'intégration Google Maps « restreinte » via l'API Embed charge des ressources depuis google.com au chargement de la page. Qui veut afficher des cartes sans consentement doit passer à une solution en deux clics, à une image de carte statique ou à un service cartographique économe en données avec hébergement dans l'UE.
L'analyse gratuite vérifie le HTML livré et montre quels services sont intégrés, si une bannière cookies est détectée et si les liens vers la confidentialité et les mentions légales sont présents — avec un éclairage pour chaque constat. Elle ne remplace pas un conseil juridique.
Ce texte est une information générale au mieux de nos connaissances, pas un conseil juridique. Pour un cas particulier, consultez un cabinet spécialisé en droit des nouvelles technologies.